Résumé d'astronomie

Je ne vous ferai pas ici le B-A-BA de l'astronomie qu'on trouve partout, sur ce qu'est une étoile et autres notions élémentaires de la même veine, mais regrouperai ici, pour ceux qui ont déjà les notions les plus élémentaires et veulent se mettre au courant un peu plus avant (par exemple s'étaient vaguement cultivés il y a longtemps suivant les connaissances d'alors et souhaiteraient se mettre à jour), une liste d'informations, de ressources et de remarques qui ont le plus retenu mon attention. Les informations présentées sont pour la plupart collectées de divers sites web, et parfois agrémentées de petites remarques et calculs personnels. S'il y a des erreurs, merci de me les signaler.

Première partie: système solaire

Deuxième partie: étoiles

Troisième partie: galaxies


Une chose remarquable est la quantité relative très importante de découvertes plus ou moins récentes (matière noire et énergie noire, âge de l'univers, objets transneptuniens, exoplanètes) et d'autres en préparation pour les prochaines années du fait des nouveaux moyens d'observation actuellement déployés ou en projet (euh, ça fait déjà plusieurs décennies qu'il y a quantité de télescopes tous plus puissants les uns que les autres, tant au sol que dans l'espace, mais bon, voilà, ça va encore progresser).

Dans l'espace:

Les nouveaux télescopes Herschel et Planck, pour l'infrarouge lointain (submillimétrique) et le fond de rayonnement cosmique, venant d'arriver en position, le point de Lagrange L2 Terre-Soleil

Le nouvel équippement du télescope spatial Hubble

Wide-Field Infrared Survey Explorer (WISE) à lancer en novembre 2009

La mission Darwin, pour détecter les exoplanètes par interférométrie infrarouge, prévue pour lancement en 2016

Gaia, pour mesurer les positions d'un plus grand nombre d'étoiles plus précisément que n'avait fait Hipparcos, à lancer en 2011

Le James Webb Space Telescope, prévu pour observer l'infrarouge également en L2, lancement prévu en 2015

Le projet SIM Lite de la NASA, actuellement en sommeil (ou travail de prévention des risques), compte améliorer la précision des mesures de positions d'un facteur 100 à 1000, jusqu'à 1 microarcseconde de précision environ. Ceci permettrait de mesurer tellement précisément la position des étoiles, que cela permettrait d'établir la liste de toutes les planètes de masse comparable à la Terre sur les étoiles proches avec la mesure de leurs masses.

Problème:

Dans le graphique (page 15 de ce document) du seuil de détection (à moins que ce soit le seuil de possibilité de mesure raisonnablement précise des paramètres) des possibles planètes des étoiles voisines, Mars est au-dessous de la courbe, à la limite de celle-ci, du fait de sa longue période; mais il suffirait de mettre une planète Mars un peu plus proche de son étoile, sur une orbite terrestre, pour se trouver largement en-deça de ce seuil. Or, ce projet nous vante en quelque sorte l'établissement d'une liste soi-disant définitive des planètes habitables des étoiles voisines, reléguant donc en quelque sorte les planètes de type Mars au rang de vulgaires cailloux. Or, pendant ce temps, d'autres s'acharnent vers la conquète de Mars, dépensant beaucoup de millions à y envoyer de nouvelles machines d'exploration tous les 2 ans, comme si c'était rien de moins qu'une autre Terre. Il faudrait savoir. De fait, à ce qu'il paraît, il ne tenait à pas grand-chose pour que Mars puisse être habitable: il aurait suffit d'un champ magnétique plus fort, qui par accident a manqué à Mars, pour protéger l'atmosphère et la maintenir vivable. En fin de compte, une planète Mars autour d'une autre étoile pourrait être éventuellement intéressante, mais la nôtre l'est beaucoup moins. Il faudra donc encore attendre une génération ultérieure de détecteurs pour établir une liste vraiment complète...

Au sol:

Pan-STARRS, qui doit être complété en 2012 à Hawaii et engendrer 10 téraoctets de données par nuit

De même le Large Synoptic Survey Telescope, qui doit entrer en service en 2015 au nord du Chili et photographier la totalité du ciel disponible en son lieu (nord du chili) à haute précision tous les 3 jours et engendrer 30 téraoctets de données par nuit, soit bien plus que ce qu'un être humain pourra jamais passer en revue. Google est parmi les partenaires du projet, pour le financement et la technologie nécessaire de traitement et stockage des données, dépassant les moyens des technologies d'aujourd'hui et qui donc reste à développer.

Thirty Meter Telescope

Atacama Large Millimeter Array (ALMA), dans le domaine des micro-ondes

etcetera...

Voir le document « Ground based astrometry 2010-2020 » du projet RECONS de recherche sur les étoiles proches, qui dresse une perspective des moyens d'observation au sol qui seront développés au cours de la décennie. Remarquons sa 6ième section, qui parle du problème de l'éducation en astronométrie. En effet, c'est bien gentil d'avoir les instruments pour acquérir toujours plus de nouvelles mesures et données d'observation, en quantités... astronomiques, mais risque de manquer d'astronomes pour les interpréter, et notamment pour écrire des logiciels de traitement des données en tenant compte des effets de la relativité générale. Parce qu'on risque de manquer de scientifiques maîtrisant la relativité générale.

Et cela rejoint mes préoccupations par ailleurs: à savoir, que de manière générale les institutions d'enseignement ne font pas bien leur boulot de transmission de la science. Perdant leur temps à s'adresser aux masses, à les encadrer, à leur faire passer le temps et à leur délivrer des diplômes, le véritable contenu scientifique qu'en théorie elles étaient sensées transmettre, passe en pratique souvent plus ou moins à la trappe. Comment espérer attirer et former proprement les meilleurs scientifiques de demain par des cursus aussi nuls ? Yen a toujours qui à tout problème, même dû à l'absurdité administrative, chercheront des solutions administratives. Hélas, je crains que ce ne soit en vain. Il faudrait plutôt se décider à mettre la science au propre, et à en diffuser largement le meilleur par internet en vue de rendre bien plus accessible un libre apprentissage de celle-ci, sans compter sur des enseignants pas toujours au point pour des raisons diverses, ni sur les lourdes et absurdes contraintes logistiques que représente le prétendu besoin de rassembler en un même lieu l'enseignant et tous les étudiants du monde qui veulent apprendre la même chose,

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